Bienvenue sur mon blog. Ici on commente l'actualité de façon décalée. On parle de politique,de culture, de sport, de sujets ayant un lien avec le Congo Brazzaville, etc. Il n'y a pas de tabou. On émet des opinions, on partage des points de vue, on lance des idées d'actions pour un Congo ou une Afrique en perpétuel progrès.
vendredi 22 mars 2013
Et si l'Etat congolais achetait 100 exemplaires de chacun des livres qui paraissent tous les ans, écrits par des congolais ?
Ce jeudi 21 mars 2013, c'était l'inauguration du salon international du livre de Paris. Nous étions nombreux, les congolais, à l'ouverture du stand des livres et auteurs du bassin du Congo (Photo) au salon du livre de Paris. Cette belle initiative du groupe de presse, "Les dépêches de Brazzaville", met en lumière une faiblesse congolaise. La presque totalité des auteurs aujourd'hui, publie et écrit de l'étranger, de France en particulier. Il y a plus de 800 de titres exposés sur ce stand à Paris, jusqu'au 25 mars 2013. Les mêmes livres sont en vente à la librairie galerie Congo, à Paris. Les congolais sont vraiment très prolifiques. Ils écrivent beaucoup, beaucoup trop même, peut-on penser si on compare cela en proportion avec la population et le nombre de lettrés. Mais, au Congo, ces livres ne sont pas à la portée du grand public, des élèves et des étudiants, etc. Ces livres sont très mal distribués et ils coûtent plutôt chers. Ils sont absents des quelques bibliothèques fonctionnelles. Les auteurs congolais sont donc plutôt lus en France, pour les plus connus d'entre eux. Car avec l'importante production de livres qu'il y a dans l'hexagone, on peut vite comprendre que seuls les stars (Mabanckou, Lopes, Dongala, Nsondé) ont un lectorat important. Et les autres auteurs alors ?
Alors, c'est pourquoi, il ne serait pas mauvais que le ministère de la culture, ceux qui s'occupent du livre et organisent des festivals (Etonnants voyageurs notamment), payent sur fonds publics au moins 100 exemplaires de chaque nouvelle parution. A 20 euros le livre en moyenne, cela ne fait que 2000 euros (1,3 millions de francs CFA). A l'échelle d'un pays, c'est une broutille. C'est comme cela en Algérie pour les auteurs, natifs de ce pays frère. Ce sera une façon de rendre service à notre littérature, à notre jeunesse qui peine à trouver quoi lire, à nos auteurs, etc...
vendredi 6 avril 2012
Reconstruire en mieux Brazzaville, après le drame du 4 mars 2012.

Le drame du 4 mars 2012 à Brazzaville a montré beaucoup de faiblesses dans notre pays. Point n'est besoin d'y revenir, cela s'est vu. En ce qui concerne la reconstruction des quartiers sinistrés, il faut assurément faire mieux qu'auparavant pour se doter, de cités viables où les principales fonctions d'une ville sont présentes. Comme le transport avec des voies d'accès suffisantes, des logements décents, des équipements publics culturels et économiques (marchés dignes de ce nom), etc. Et surtout, des voiries urbaines et un système d'évacuation des eaux, dignes d'un pays à forte pluviométrie. La précipitation n'est pas toujours meilleure conseillère quand on veut rebâtir après une catastrophe d'une grande ampleur. Certaines décisions prises dans l'urgence après le drame ont montré qu'il vaut mieux, parfois, se poser un peu pour éviter d'empiler les difficultés.
C'est pourquoi, la mise en place d'un comité d'orientation et de suivi de reconstruction, est une très bonne idée. Tel qu'il a été décrit par le ministre de la communication à l'issue du conseil des ministres du 4 avril, ce comité devrait être une structure technique. Il serait donc bien qu'il ne soit pas pléthorique et qu'il fasse une large place aux experts (nationaux ou étrangers), à la société civile, aux donateurs, etc. Pour que ceux-ci travaillent sérieusement et fassent les meilleurs choix possibles. Clairement, pour qu'aussi les mauvaises habitudes bien de chez nous (passes droits divers, per diem) ne polluent pas le travail. C'est un gage d'efficacité, pour peu que l'on connaisse notre fonctionnement.
L'urbanisation de Brazzaville recèle de nombreux manquements. Le manque d'équipements publics (routes d'accès, écoles, terrains de sport, marchés dignes de ce nom, système d'évacuation des eaux...) en nombre suffisant est criard, surtout dans les quartiers nouvellement lotis. La toute puissance des propriétaires fonciers et de certains acquéreurs en sont l'une des causes. Il suffit de résider à Massengo, Mfilou, Nkombo, Madibou et Talangaï, par exemple, pour le comprendre. Il n'y a pas assez de voies d'accès, très peu d'écoles et d'hôpitaux publics, quasiment pas de marchés dans des espaces réservés, très peu de terrains dédiés au sport, pas de système d'évacuation des eaux de pluie, etc. Alors que le vieux quartier Bacongo, ne connait pas ces difficultés là. Il faut par exemple s'inquiéter très vite des énormes difficultés de circulation et de transport qui apparaîtront à moyen terme, dans la banlieue sud après l'achèvement de la route Pointe-Noire/Brazzaville. Mais aussi dans la banlieue nord avec Kintélé qui va récupérer l'autre trafic venant de Pointe-Noire par Yié, et qui est en train d' être fortement densifiée avec des milliers de logements en construction, une grande université, etc. L'absence de rocade, vu la configuration géographique de notre ville capitale et les parcelles déjà loties, vont faire subir à tous, un chemin de croix pour circuler. Plus que ce que vivent aujourd'hui, ceux qui résident dans certains quartiers de Brazzaville et de Pointe-Noire.
Ce ne sera donc pas de trop, si ce comité d'orientation et de suivi pour la reconstruction des quartiers sinistrés travaille sérieusement, commande de vraies études, valide correctement les projets... Nous aurons ainsi, enfin, je l'espère, un espace de Brazzaville bien urbanisé, un éco- quartier dans la ville, comme il s'en crée de plus en plus dans d'autres mégalopoles africaines. Gageons qu'il en soit ainsi pour vraiment reconstruire en mieux !
jeudi 10 novembre 2011
La presse française et DSK.
lundi 12 septembre 2011
Un extrait des notes des diplomates Américains sur le Congo-Brazzaville, révélé par WikiLeaks
J'ai été attiré ce matin en passant devant le kiosque à journaux de ma gare RER (train régional en banlieue parisienne) par le titre du "Jeune Afrique" de cette semaine. Le titre est le suivant :" WikiLeaks, comment les Américains jugent nos chefs ?".Malgré le caractère farfelu de cette visite, "le diplomate Américain retranscrit fidèlement ce qui lui a été dit, d'après Jeune Afrique :" Le président Sassou Nguesso serait cancéreux, souffrirait d'une profonde dépression, ne voyagerait plus, serait en train de préparer son fils pour lui succéder, etc". Plus loin, le diplomate Américain s'entend dire " Que ce gouvernement en exil a besoin de l'aide américaine". Ce à quoi le diplomate aurait répondu " que les Etats unis ne finançaient pas les partis politiques ou les groupes en exil". Et de conseiller à ses interlocuteurs "de rentrer au pays pour y mener leur action politique". La suite des révélations montrent le peu de sérieux de cette rencontre, de ceux qui l'ont sollicité et de celui qui perd son temps à en relater les faits auprès de sa hiérarchie.
jeudi 1 septembre 2011
Il faut "une révolution culturelle" au Congo Brazzaville, d'après Jeune Afrique.
François SOUDAN, qui maîtrise bien son "Congo" a écris là, de mon point de vue, un papier qui colle bien à la réalité. Les réussites individuelles, d'où qu'elles viennent, sont souvent mal perçues. L'initiative privée ne faisant partie des habitudes, on semble tout attendre de l'Etat. Ce qui conduit l'auteur, François SOUDAN, a terminé son article, comme suit : "Tant que l’on préférera tirer vers le bas ceux qui montent plutôt que de les appuyer afin qu’ils aident leurs compatriotes, plus tard, à sortir du trou ; tant que la vertu de solidarité, l’une des bases essentielles du développement, sera noyée sous les jérémiades de l’envie et de la défiance mutuelle, la croissance reposera sur des sables mouvants. Il faut que tout change. On appelle cela une révolution culturelle" .Sur ce blog, par deux fois, j'avais été assez critique contre Jeune Afrique. Je ne suis donc pas vraiment un fan de cet hebdomadaire. Mais avec cet article, force est de constater que le directeur de sa rédaction, a fait une parfaite lecture de la situation dans laquelle se trouve le Congo aujourd'hui. Le pays engrange des ressources, mais les habitudes prises depuis des années, risquent fort de freiner sa croissance et son progrès.
Ci- après, le lien vers cet article de Jeune Afrique intitulé " Congo : révolution culturelle.
http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2640p079.xml0/congo-developpement-denis-sassou-nguesso-educationcongo-poussee-de-croissance.html

