mercredi 29 juin 2011

La drépanocytose, vous connaissez ? Elle peut vous concerner.


(Ce billet est un relais de sensibilisation contre la drépanocytose).

La drépanocytose, voilà une maladie très grave, contre laquelle il faut se mobiliser encore. Le 21 juin 2011, était célébrée à Paris, au siège de l'Unesco, la 3e journée mondiale de sensibilisation contre la drépanocytose, parrainée par Mme Antoinette SASSOU NGUESSO (notre photo). Cette journée, " visait à relancer la mobilisation pour des actions plus efficaces en matière d'éducation, de prévention et de prise en charge de cette maladie". Cliquez sur le lien ci-après pour lire un article relatif à cette célébration à l'Unesco. http://www.afrik-online.com/?p=7289

Quelques chiffres communiqués au cours de cette journée m'ont surpris. Je n'imaginais pas les ravages de cette maladie génétique dans le monde, particulièrement en Afrique. Par année, 300.000 à 500.000 enfants naissent avec cette maladie héréditaire. Ils sont donc contaminés par leurs parents, dont beaucoup ignorent parfois qu'ils sont porteurs du gène transmetteur de la maladie. 50% de ces enfants meurent avant l'âge de 5 ans. Les autres continuent à vivre, mais au prix de nombreuses souffrances et d'une scolarité gâchée. Ces chiffres sont importants. Ils appellent à une mobilisation plus importante, surtout dans nos pays d'Afrique, où les budgets de santé publique (des états et des organismes internationaux) font la part belle au sida. Or, la drépanocytose tue aussi beaucoup de nos enfants.

La France qui détient l'un des meilleurs systèmes de santé au monde, compte encore en moyenne, 300 à 400 naissances d'enfants malades par année. Principalement, des enfants dont les parents sont d'origine africaine (noire et arabe) ou antillaise. La preuve que beaucoup de personnes ignorent qu'elles sont porteuses du gène transmetteur. Elles découvrent lorsque les premières maladies surviennent, qu'elles ont donné naissance à un enfant drépanocytaire homozygote SS, la forme la plus sévère de la maladie.

Alors, bougeons nous un peu, sensibilisons ! Il y a plusieurs pistes. Par exemple, que les adultes se dépistent pour savoir s'ils sont porteurs du gène transmetteur. Cela permettra de savoir avant une grossesse, s'il y a un risque pour le couple d'avoir un enfant malade. Sans doute, il faudra mener d'autres actions, au moins pour que des sommes d'argent conséquentes soient consacrées à cette maladie, en particulier dans nos pays d'Afrique noire. Et particulièrement au Congo Brazzaville. La fondation Congo Assistance de Mme Antoinette SASSOU NGUESSO mène quelques actions. Si d'autres structures ou d'autres personnes lui emboîtent le pas, ce ne sera pas de trop, je pense.

Enfin, pour tout savoir sur la drépanocytose, je vous conseille de cliquer sur http://www.ladrepanocytose.com/.

samedi 25 juin 2011

Réponse à un article bidon, paru sur www.talassa.org et www.mampouya.com, écrit par un pseudo journaliste.


Chers amis du blog,

Je vais sortir du cadre habituel de mes billets ou articles, pour faire une réponse à un pseudo journaliste qui a cru bon de déverser des mensonges sur le forum d'investissement de la diaspora congolaise que nous avons organisé le 18 juin à Paris. Si un droit de réponse nous est accordé sur les sites concernés, alors je supprimerai ce billet.

Dans un article de qualité médiocre, intitulé "Congo cherche investisseurs et compétences désespérément : Même la diaspora ne veut pas investir au Congo", paru sur les sites talassa.org et mampouya.com, ce pseudo journaliste a jeté le discrédit sur le forum d'investissement de la diaspora congolaise. En prenant pour prétexte, la critique de l'intervention du ministre des zones économiques spéciales, Alain AKOUALA ATIPAULT, il a craché son venin contre ce dernier et contre les organisateurs de la rencontre du 18 juin 2011 à Paris.

Voici un extrait de ce papier mal écris, j'allais dire de ce chiffon, signé Amos COLOMBE (de TALASSA): " En dépit des moyens financiers mis à contribution, le séjour de travail, en France du ministre des zones économiques spéciales, M. Alain AKOUALA ATHIPAULT, a été un fiasco. Plutôt que de donner une bonne image du Congo afin d’inciter et encourager plus d’une personne à entreprendre dans notre pays, la rencontre organisée en France par M. Alain AKOUALA n’a pas produit les résultats escomptés d’après des témoignages concordants.

Pour commencer, la salle retenue pour la circonstance ne répondait guère à un évènement aussi capital (80 places maximum) dans un coin reculé. Selon nos informations, la stratégie adoptée par M. Alain AKOUALA n’est pas de nature à booster l’économie congolaise et à motiver la diaspora congolaise.

Comment comprendre, qu’à la place de plusieurs personnes qui étaient attendues à ce rendez-vous environ 40 personnes seulement ont été présentes à ces assises notamment, les congolais en poste à l’Ambassade du Congo en France, les griots du pouvoir de Brazzaville et quelques rares personnes qui ont fait baver notre cerveau bleu.

A en croire certains observateurs, la manière dont cette rencontre a été organisée ne saurait encourager ni investisseur étranger et moins encore la diaspora congolaise à faire le déplacement du Congo. Un pays qui excelle dans la médiocrité et dans l’amateurisme qui dénotent du manque de sérieux de certains dirigeants politiques. Lesquels s’illustrent dans le m’as-tu-vu et les voyages onéreux visant à justifier les dépenses publiques.

Pourquoi le ministre Alain AKOUALA ne s’est-il pas fait accompagner par d’autres membres du gouvernement ou des experts des secteurs comme prévu ? "
(Cliquez sur le lien suivant pour lire l'intégralité de ce papier. http://www.mampouya.com/article-congo-cherche-investisseurs-et-competences-desesperement-77620984.html

Ce tissu de mensonges et de calomnie, qui pue la haine, est truffé de nombreuses contrevérités. Il appelle la réponse suivante :

1. Le ministre Alain AKOUALA ATIPAULT n'a pas organisé de forum à Paris. C'est plutôt l'association Initiatives de Développement au Congo (IDC), que je dirige, qui l'a organisé. Nous l'avons invité. Il a bien fait de venir. L'échange qu'il a eu avec les participants a été largement apprécié, n'en déplaise au pseudo journaliste Amos COLOMBE et ses sources. C'était un échange courtois, riche et sans complaisance. Aucune des cinq questions adressées au ministre Alain AKOUALA, ne lui ont posé de problème. Alors, affirmer " que quelques rares personnes lui ont fait baver" relève d'un mensonge éhonté. C'est faire preuve d'un esprit limité, en pensant que de simples questions peuvent "faire baver" le ministre AKOUALA ou un intervenant quelconque.

2. Le forum d'investissement de la diaspora n'avait pas pour objet de susciter, séance tenante, des vocations d'investisseurs. Donc affirmer qu'il n'a pas "produit les résultats escomptés" relève de la pure calomnie. Si vous même, M. Amos COLOMBE, ou votre source était quelqu'un de sérieux, vous aurez pu écrire qu'à l'issue de la session 2 du forum, près de 12 participants ont pris des contacts en aparté avec les orateurs des organismes d'appui et de financement des porteurs de projets présents (Entrepreneurs en Afrique, Centre International du Crédit Mutuel -Mucodec, Ecobank, etc.) afin d'enclencher le processus d'accompagnement et de financement des projets. Pour info, près de 6 projets énoncés par ces compatriotes, peuvent être éligibles au programme d'appui technique "Entrepreneurs en Afrique".

3. Il est écrit : " La salle retenue pour l'évènement ne répondait guère à un évènement aussi capital (80 places maximum) dans un coin reculé. Selon nos informations, la stratégie adoptée par le ministre Alain AKOUALA n'est pas de nature à booster l'économie congolaise et à motiver la diaspora congolaise". Là, on frise carrément le ridicule. Une salle située dans l'ouest parisien, à quelques encablures de la place du trocadéro, est pour l'auteur de l'article, dans "un coin reculé". Comme c'est drôle. Pour le nombre de places, nous avons fait installé 100 chaises. Et celles-ci étaient quasiment toutes occupées. Nous sommes bien loin des 40 personnes présentes dont il est fait mention. Je renvoi le pseudo journaliste aux quelques photos du forum qui sont sur ce blog, ou au reportage du journal télévisé d'Africa 24 Tv du 18 juin 2011 -édition du soir. D'autres personnes sont même venues en grand nombre dans l'après midi, après que certaines présentes la matinée soient parties à la suite de la communication du ministre Alain AKOUALA ATIPAULT. Il y a donc eu plus de 100 participants, près de 150 personnes environ. Ensuite, M. Amos COLOMBE ose juger la communication du ministre Alain ALOUALA ATIPAULT, en parlant "de stratégie qui ne serait pas la bonne". C'est le comble du ridicule. En lisant son article, on voit comment celui-ci est mal charpenté. On décèle à travers celui-ci, ce que vaut vraiment son auteur. Alors, que ce dernier qualifie une stratégie de communication est pour le moins surprenant. C'est comme si un mal voyant était en train de montrer le chemin à une personne qui n'a pas de difficultés de vue.

4. L'auteur de l'article insinue que "des moyens financiers importants ont été mis à contribution pour ce forum". La réponse qu'il lui faut est claire. Les quelques financements qui ont permis l'organisation de ce forum sont tous d'ordre privé. Il n'y a pas eu d'argent public dans ce forum, pas d'argent du contribuable congolais ou français.

5. Enfin, une autre ineptie de notre pseudo journaliste : " A en croire certains observateurs, la manière dont cette rencontre a été organisée ne saurait encourager ni investisseur étranger et encore moins la diaspora congolaise à faire le déplacement du Congo". Là, on sent vraiment la mauvaise foi et le peu de sérieux d'Amos COLOMBE. Des dizaines de participants, qui ne sont pas des griots du gouvernement congolais et de son président, ont apprécié l'organisation de ce forum, les communications faites, la qualité des intervenants, etc. Ils ne cessent de nous le dire par mail ou par téléphone. Des compatriotes congolais résidant au Cameroun, au Bénin ou au Burkina Faso nous contactent, parce qu'ils ont vu le reportage dans le JT d'Africa 24 TV. Ils ont apprécié le fait d'avoir convier à ce forum comme intervenant, des personnes qui dans leur métier et leur parcours professionnel, sont à même d'apporter les réponses attendues par les porteurs de projets de la diaspora. Si des orateurs sont venus de la Banque mondiale, d'Ecobank international, du Centre International du Crédit Mutuel- Mucodec, d'Entrepreneurs en Afrique, du gouvernement congolais, du tribunal de commerce de Paris; c'est bien parce que le forum d'investissement a été jugé suffisamment sérieux. C'est cette même perception qui a conduit les chaînes Africa 24 TV et Brazza TV de couvrir l'évènement dans son intégralité, sans que nous n'ayons à dépenser un seul centime d'euro. Alors franchement, je pouffe de rire en lisant cette affirmation sur l'organisation.


En définitive, nous savions en tant qu'organisateurs du forum, qu'il y aura certainement des personnes qui n'apprécieraient pas notre initiative. C'est normal. On pensait par contre que des arguments de poids et un travail sérieux de journalisme nous seront opposés pour critiquer le forum d'investissement. Hélas, nous avons un article de qualité médiocre, écrit par quelqu'un qui semble tout ignorer du journalisme, de sa déontologie, qui ne sait pas non plus qu'une relation des faits dans un journal ou sur un site internet, suppose au mieux une présence au moment de l'évènement, ou simplement une confrontation des témoignages des participants. Notre pseudo journaliste ferait bien de lire la charte du journalisme.

Personnellement, je ne suis pas non plus surpris par les critiques adressées au ministre Alain AKOUALA ATIPAULT. Il y a quelques mois, le site www.mampouya.com s'était illustré en lançant une violente attaque contre lui, sur la base du prétendue témoignage d'une compatriote congolaise, sur des choses d'ordre strictement privé. Si ce site était allé jusque là pour salir et démolir une personne, il n'est donc pas surprenant qu'il récidive (avec l'appui ou la complicité d'un pseudo journaliste de TALASSA) en crachant à nouveau son venin. Je ne suis pas loin de penser que cela répond à une vraie stratégie de démolition et de lapidation médiatique de la personne d'Alain AKOUALA ATIPAULT. Si c'est cela l'opposition, alors il faut s'inquiéter de la qualité des débats publics demain dans notre pays le Congo, si par hasard, ceux qui s'adonnent à telles pratiques, arrivent un jour à avoir une parcelle de responsabilité.

mercredi 22 juin 2011

Pari gagné pour le forum d'investissement de la diaspora congolaise à Paris.




Près de 150 personnes sont venues au forum d'investissement de la diaspora congolaise, le 18 juin 2011, à Paris. Le pari a donc été gagné par l'organisateur de l'évènement, l'association Initiatives de Développement au Congo (IDC).

Le ministre à la présidence, chargé des zones économiques spéciales, Alain AKOUALA ATIPAULT, est spécialement venu de Brazzaville pour s'entretenir avec les congolais de France. Une communication de grande qualité qui a suscité des échanges intéressants avec l'assistance, sur les possibilités d'investissement au pays. Ce fût un échange courtois, intelligent et sans complaisance.

L'autre pari réussi, c'est d'avoir réuni des intervenants aux profils différents, qui par leur itinéraire professionnel et leur fonction, peuvent ouvrir des "portes" pour accompagner les porteurs de projets, ceux qui veulent se lancer. Comme Danielle BRICHE du programme "Entrepreneurs en Afrique", Julie SANCHEZ (Centre international du crédit mutuel dont la filiale au Congo est la MUCODEC), Christophe BOURLAND (Directeur général d'Ecobank international), Odilia HEBGA (Banque mondiale - région Afrique).

Une dernière session, relative à la sécurisation des investissements, l'amélioration du climat des affaires et la promotion des investissements, a clos le forum. Là aussi, des intervenants de qualité sont venus : Yvon NGOMBE, avocat d'affaires et enseignant; Yannick ITOUA, directeur de la publication du guide officiel de l'investisseur au Congo; Dieudonné MPOUKI MOUSSOUKI, greffier au tribunal de commerce de Paris; Carmen Féviliyé, journaliste aux dépêches de Brazzaville. A cette occasion, Yannick ITOUA a offert gracieusement plus d'une cinquantaine du guide de l'investisseur au Congo aux participants.

Un compte rendu plus complet et détaillé sera publié. Il aidera à préparer la suite à donner à ce forum d'investissement de la diaspora congolaise. C'est une demande insistante des participants et de ceux qui ont regardé à la télévision, un extrait des travaux du forum. Cliquez sur le lien suivant http://www.africa24tv.com/section/les_jt/8997 . Le sujet sur le forum d'investissement est le troisième du journal télévisé.

Il y avait le samedi 18 juin 2011 à Paris et dans sa proche banlieue, 4 rencontres publiques organisées par les compatriotes congolais. La sortie officielle d'une nouvelle plateforme politique de l'opposition, le tournage de la très populaire vidéo "Sapologie 5", la célébration d'une messe en mémoire de Mgr Théophile MBEMBA, etc. Des activités qui rassemblent de nombreuses personnes de notre diaspora. Le fait que le forum d'investissement ait rassemblé un nombre si important, est la preuve que la thématique de l'investissement de la diaspora au Congo, est une vraie attente. Ce n'est donc pas un thème gadget que nous avons programmé pour prétexter un rassemblement de plus. C'est sans doute pour cela qu'il y a des demandes insistantes pour qu'il y ait une suite. Nous allons y travailler.

jeudi 2 juin 2011

Annonce - vidéo sur le forum d'investissement de la diaspora congolaise à Paris




Le besoin d'investir ou de monter une affaire dans le pays d'origine est devenu une préoccupation au sein de la diaspora congolaise. C'est l'un des sujets qui revient le plus au cours des discussions entre les compatriotes congolais résidant en France. La montée du chômage et la précarité qui ne cessent de croître, ne sont pas étrangères à cela. Mais aussi la lassitude d'occuper toujours des emplois peu qualifiés et mal rémunérés, que vivent de nombreuses personnes et diplômées.


Le Congo Brazzaville affiche depuis quelques années des indicateurs économiques intéressants (taux de croissance à deux chiffres, PIB en augmentation). En dépit de quelques insuffisances, l'intérêt croissant des investisseurs étrangers est éloquent avec 352 millions d'IDE (Investissements directs étrangers) en 2010. C'est donc peut-être maintenant, le moment pour les porteurs de projets de la diaspora congolaise, d'oser des projets à vocation économique et lucrative.


Ainsi est née, au sein de notre association, l'idée d'organiser le forum d'investissement de la diaspora congolaise à Paris, le 18 juin 2011, de 11H à 18H, à la maison des ingénieurs ETP. 15 rue cortambert, 75016 Paris.

Le forum a entre autres objets de présenter les opportunités d'affaires au Congo B, d'inviter la diaspora à oser l'investissement, de faciliter la rencontre entre les porteurs de projets d'une part, les organismes d'accompagnement des migrants investisseurs (Entrepreneurs en Afrique, FAFRAD économique) et les banques, d'autre part.


Chers amis du blog, si cela vous intéresse, merci de laisser un commentaire ou de m'envoyer un message sur mon email (rudymalonga@hotmail.fr) pour qu'en retour, je vous adresse une invitation, la plaquette du forum et le programme.


vendredi 15 avril 2011

Brazzaville n'a aucun intérêt à vouloir déstabiliser Kinshasa.


La diplomatie a fini par l'emporter. Le président de la république du Congo - Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a effectué un courte visite ce vendredi 15 Avril à Kinshasa en république démocratique du Congo. Il a été reçu par son homologue, le président Joseph Kabila Kabangé. Selon plusieurs sources, les deux hommes se sont entretenus pendant près d'une heure trente, en tête à tête. Suivi d'un entretien ouvert aux collaborateurs des deux présidents, notamment les ministres. Un temps particulièrement long qui peut attester que les malentendus venus assombrir les nuages des relations fraternelles entre les deux pays, ont été dissipés.

Il y a quelques semaines, en effet, la tension était monté d'un cran du côté des responsables de la république démocratique du Congo. Ils avaient rappelé leur ambassadeur en poste à Brazzaville, pour exprimer leurs doutes sur le rôle du Congo dans l'attaque de la résidence du président KABILA à Kinshasa, le 27 février 2011. Lambert Mende, le ministre de la communication de la RDC n'y était pas allé de mains mortes dans une déclaration à l'AFP (agence France presse) : "Il y a des réponses que nous attendons (de la part du Congo), qui tardent à venir. Ce sont des questions générales liées aux conditions de sécurité aux frontières, par rapport aux événements du 27 février 2011". Une mise en cause à peine voilée de Brazzaville dans la tentative de putsch contre Joseph Kabila Kabangé. Ce qui avait conforté ce que certains médias avaient insinué, à savoir, la mise en cause de Brazzaville dans le coup de force manqué. Certains journaux de Kinshasa et de la presse africaine, suivi par la blogosphère, s'en étaient fait l'écho. Pour eux: " L'implication de Brazzaville dans les évènements du 27 février 2011 était patente. Les assaillants étant, dit-on, venus de cette ville, etc.". A cela, il faut ajouter le refus des autorités de Brazzaville, d'extrader pour l'heure, le général Faustin Munéné et le chef tribal Ondjani, deux auteurs présumés d'actions insurrectionnelles dans leur pays. Ils sont détenus du côté de Brazzaville et recherchés par la justice de Kinshasa. Pour ceux qui accusent Denis Sassou Nguesso de vouloir déstabiliser Joseph Kabila Kabangé, cela fait beaucoup et est la preuve d'une volonté de nuire, de vouloir créer le désordre en RDC.

En réponse, les autorités de Brazzaville n'avaient pas répondu à cette escalade verbale et au rappel de l'ambassadeur de la RDC. Une absence de réponse qui avait quelque peu agacé dans l'opinion, même du côté de Brazzaville. Finalement, le calme et la retenue observées par le gouvernement du président Denis Sassou Nguesso semblent s'être avéré efficaces. Cela a conduit à faire revenir le gouvernement de la RDC à de meilleurs sentiments. Ci- après un lien qui vous ramènera vers un article de la presse congolaise de Kinshasa, relatif à cette visite. http://www.digitalcongo.net/article/75072

Je l'avais écris dans un billet sur ce blog le 26 mars 2011. Même en réfléchissant longtemps, il paraît difficile de trouver des raisons fondés qui motiveraient les autorités de Brazzaville de soutenir une opération de déstabilisation contre la RDC. Un coup d'état sanglant à Kinshasa n'aura pas seulement de lourdes conséquences en RDC. Les mêmes conséquences seront observées à Brazzaville, simplement à cause de l'aspect démographique. La seule ville de Kinshasa représente au bas mot, cinq à six fois, la population de Brazzaville. L'instabilité à Kinshasa poussera des millions de kinois; les habitants de Kinshasa; à Brazzaville. La traversée du fleuve qui sépare les deux capitales étant facile et sans danger en pirogue. Pour peu que l'on connaisse les problèmes actuels d'urbanisation de Brazzaville (logement, transport, salubrité, inflation des prix des denrées alimentaires de base, etc.), on sait d'avance qu'un ou deux millions de réfugiés provoqueraient de véritables difficultés. Et les autorités auront toutes les peines du monde pour gérer la situation. Alors, on voit mal pour quel intérêt, les autorités du Congo Brazzaville chercheraient à déstabiliser le gouvernement du président de la RDC, Joseph Kabila Kabangé. La courte visite à Kinshasa du président du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a sans doute permis de lever les doutes sur ce point et sur bien d'autres encore. L'avenir nous le dira.